Assurance-vie, PEA, PER : un trio gagnant pour structurer son patrimoine

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Vous cherchez à structurer votre patrimoine de façon efficace, à réduire votre fiscalité et à préparer sereinement votre retraite ? Trois enveloppes d’investissement se distinguent par leur puissance et leur complémentarité : l’assurance-vie, le PEA et le PER. Utilisées ensemble, elles forment un trio gagnant pour structurer son patrimoine sur le long terme. Chez Arvor Patrimoine, nous accompagnons chaque jour des épargnants qui, en combinant intelligemment ces trois outils, parviennent à concilier performance, souplesse et optimisation fiscale. Dans cet article, nous vous expliquons le rôle précis de chaque enveloppe, leurs avantages respectifs et la manière de les articuler selon votre situation personnelle.

Assurance-vie, PEA, PER : pourquoi ces trois enveloppes forment un triptyque patrimonial idéal

Dans un contexte économique incertain, les Français cherchent des solutions d’épargne qui répondent simultanément à plusieurs objectifs : sécuriser leur capital, faire fructifier leur argent, préparer leur retraite et transmettre leur patrimoine dans les meilleures conditions fiscales. Aucune enveloppe prise isolément ne peut prétendre répondre à tous ces enjeux. C’est précisément là que réside la force de la combinaison assurance-vie, PEA et PER.

Chacune de ces enveloppes possède une identité propre, une fiscalité spécifique et des cas d’usage bien définis. Ensemble, elles couvrent l’intégralité du cycle de vie patrimonial : la constitution d’un capital, la croissance à long terme, la préparation de la retraite et la transmission aux proches. Comprendre leurs complémentarités, c’est déjà faire un grand pas vers une gestion patrimoniale plus efficace.

Selon les données publiées par la Banque de France, l’assurance-vie représente à elle seule plus de 1 900 milliards d’euros d’encours en France, ce qui témoigne de la confiance durable des épargnants dans cet outil. Mais elle ne doit pas éclipser les deux autres enveloppes, tout aussi puissantes dans leur domaine.

L’assurance-vie : flexibilité, rendement et transmission patrimoniale

L’assurance-vie est souvent présentée comme le couteau suisse de l’épargne française. Cette réputation est méritée : elle offre une souplesse d’utilisation rare, une fiscalité progressive très avantageuse et des atouts successoraux uniques en droit français.

Un univers d’investissement adapté à tous les profils

L’assurance-vie donne accès à une large palette de supports d’investissement :

  • Les fonds en euros : capital garanti, rendement modéré mais sécurisé, idéal pour la partie défensive du portefeuille.
  • Les unités de compte (UC) : actions, obligations, immobilier (SCPI, OPCI), private equity, ETF… pour dynamiser le rendement selon votre appétit pour le risque.
  • Les fonds profilés ou gestion pilotée : délégation de l’allocation à des experts, avec un profil de risque défini en amont.

Cette architecture modulable permet d’adapter l’assurance-vie à toutes les étapes de votre vie et à tous les niveaux de tolérance au risque. Un jeune actif pourra privilégier les unités de compte dynamiques, tandis qu’un épargnant proche de la retraite sécurisera progressivement son capital.

Une fiscalité avantageuse sur les rachats

La fiscalité de l’assurance-vie est l’une des plus attractives du marché. Elle fonctionne par paliers selon la durée de détention du contrat :

  • Avant 8 ans : les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %.
  • Après 8 ans : un abattement annuel de 4 600 € s’applique sur les gains pour une personne seule (9 200 € pour un couple marié ou pacsé). Au-delà, le taux d’imposition est réduit à 7,5 % pour les contrats dont l’encours total est inférieur à 150 000 €.

Cette mécanique fiscale incite à conserver le contrat sur le long terme, tout en permettant des rachats partiels réguliers pour financer des projets de vie sans pénalité excessive.

Des avantages successoraux hors normes

L’un des atouts les plus méconnus de l’assurance-vie réside dans son traitement successoral. Les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés échappent aux règles classiques de la succession et bénéficient d’un régime fiscal spécifique :

  • Pour les versements effectués avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis taxation forfaitaire de 20 % jusqu’à 700 000 €, et 31,25 % au-delà.
  • Pour les versements après 70 ans : abattement global de 30 500 € sur les primes versées (les intérêts restent totalement exonérés).

Pour une famille avec plusieurs enfants, l’assurance-vie peut permettre de transmettre plusieurs centaines de milliers d’euros en totale franchise d’impôt. C’est un levier de transmission que peu d’autres outils peuvent égaler.

Le PEA : tirer parti de la performance boursière avec une fiscalité optimisée

Le Plan d’Épargne en Actions est l’enveloppe de prédilection pour les investisseurs souhaitant s’exposer aux marchés financiers européens dans un cadre fiscal particulièrement favorable. Sa grande force : une exonération totale d’impôt sur les plus-values après cinq ans de détention.

Une exonération fiscale puissante après cinq ans

Après cinq ans de détention, les gains réalisés au sein du PEA sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. Pour un investisseur soumis à une tranche marginale d’imposition (TMI) de 30 %, 41 % ou 45 %, l’économie fiscale par rapport à un compte-titres ordinaire est considérable sur le long terme.

Avant cinq ans, tout retrait entraîne la clôture du plan et une imposition des gains au PFU de 12,8 %. Il convient donc de considérer le PEA comme une enveloppe de long terme, dédiée à la constitution d’un capital ou à la préparation de la retraite.

Plafonds de versement et périmètre d’investissement

Le PEA classique est plafonné à 150 000 € de versements. Il peut être complété par un PEA-PME, plafonné à 225 000 €, dédié aux titres de petites et moyennes entreprises européennes. Au total, un épargnant peut donc investir jusqu’à 375 000 € dans cette enveloppe fiscalement avantageuse.

Les supports éligibles au PEA comprennent :

  • Les actions d’entreprises européennes cotées.
  • Les parts de fonds (OPCVM, ETF) investis à au moins 75 % en actions européennes.
  • Les titres de PME et ETI européennes via le PEA-PME.

Pour approfondir les règles de fonctionnement du PEA, notamment en cas de transfert ou de changement de situation, notre guide sur le transfert de PEA et les stratégies patrimoniales associées vous apportera des éclairages précieux.

Le PEA comme source de revenus à la retraite

Au-delà de la constitution d’un capital, le PEA peut être transformé, après cinq ans, en rente viagère totalement défiscalisée (hors prélèvements sociaux). Cette option est particulièrement intéressante pour les épargnants souhaitant se constituer un revenu complémentaire régulier à la retraite, sans alourdir leur fiscalité.

Le PER : l’outil incontournable pour préparer sa retraite et alléger sa fiscalité

Issu de la loi PACTE de 2019, le Plan d’Épargne Retraite a profondément rénové le paysage de l’épargne retraite en France. Il est aujourd’hui l’enveloppe de référence pour les contribuables souhaitant préparer leur retraite tout en bénéficiant d’un avantage fiscal immédiat et significatif.

Une déduction fiscale à l’entrée particulièrement attractive

Le principal atout du PER réside dans la déductibilité des versements volontaires du revenu imposable. Pour 2025, le plafond de déduction est fixé à 10 % des revenus professionnels de l’année N-1, avec un maximum d’environ 35 194 €. Pour un contribuable en tranche marginale à 41 % ou 45 %, chaque euro versé sur un PER génère une économie d’impôt immédiate de 41 à 45 centimes.

Concrètement, un versement de 10 000 € sur un PER peut représenter une économie fiscale de 4 100 € pour un contribuable en TMI à 41 %. L’effort d’épargne réel n’est alors que de 5 900 €. C’est un levier de capitalisation exceptionnel.

Des cas d’usage stratégiques pour maximiser l’avantage fiscal

Le PER est particulièrement pertinent dans certaines situations de vie où les revenus sont temporairement élevés :

  • Année de cession d’une entreprise : les plus-values de cession peuvent être partiellement compensées par des versements sur le PER.
  • Perception d’une prime exceptionnelle : le PER permet de lisser la fiscalité sur plusieurs années.
  • Revenus fonciers importants : les propriétaires bailleurs fortement imposés peuvent utiliser le PER pour réduire leur base imposable.
  • Pics de revenus professionnels : les années de forte activité sont idéales pour abonder le PER.

Si vous êtes entrepreneur ou travailleur indépendant, la stratégie autour du PER mérite une attention particulière. Notre article sur la réussite de votre lancement à votre compte aborde notamment les enjeux patrimoniaux liés à ce statut.

Une gestion pilotée à horizon pour sécuriser l’épargne

Par défaut, la plupart des PER proposent une gestion pilotée à horizon retraite. Ce mode de gestion ajuste automatiquement l’allocation d’actifs en fonction de votre âge et de votre date de départ prévisionnelle à la retraite : plus dynamique en phase de constitution (actions, actifs de croissance), plus sécurisée à l’approche de l’échéance (fonds en euros, obligations).

Cette approche convient particulièrement aux épargnants qui ne souhaitent pas gérer activement leur épargne retraite, tout en bénéficiant d’une allocation optimisée dans le temps. Pour aller plus loin sur les enjeux de la retraite en 2025, notre analyse sur la stratégie retraite, la fiscalité et l’épargne face à la nouvelle donne vous donnera des clés concrètes.

La fiscalité à la sortie : un point de vigilance

Le PER fonctionne sur le principe du différé fiscal : les versements sont déductibles à l’entrée, mais les sommes retirées à la retraite sont imposées à la sortie (impôt sur le revenu pour le capital issu des versements déduits, prélèvements sociaux sur les plus-values). L’arbitrage est favorable lorsque la TMI à la retraite est inférieure à la TMI en activité, ce qui est le cas pour la majorité des retraités.

Comment combiner ces trois enveloppes pour bâtir un trio gagnant pour structurer son patrimoine

La vraie valeur ajoutée d’une stratégie patrimoniale bien construite réside dans l’articulation cohérente de ces trois enveloppes. Il ne s’agit pas de choisir l’une au détriment des autres, mais de les faire travailler ensemble selon un calendrier et des priorités adaptés à votre situation.

Une répartition des rôles claire et complémentaire

Voici comment les trois enveloppes peuvent se répartir les rôles au sein d’un patrimoine équilibré :

  • Le PER : priorité aux années de forte imposition. Alimenter le PER pendant les pics de revenus permet de réduire immédiatement la facture fiscale tout en constituant une épargne retraite. L’effort d’épargne est en partie financé par l’économie d’impôt.
  • Le PEA : moteur de croissance à long terme. Ouvert dès que possible pour faire courir le délai fiscal de cinq ans, il accueille la partie dynamique du patrimoine financier. Idéal pour les investisseurs ayant un horizon de placement de dix ans ou plus.
  • L’assurance-vie : enveloppe polyvalente et flexible. Elle sert à la fois d’épargne de précaution accessible, de financement de projets intermédiaires (immobilier, études des enfants) et d’outil de transmission. Sa souplesse en fait le pilier central du dispositif.

Adapter la stratégie à chaque étape de vie

La combinaison optimale évolue naturellement avec le temps et les changements de situation :

  • En phase de constitution (30-45 ans) : priorité au PEA pour la croissance, alimentation régulière du PER pour les déductions fiscales, assurance-vie en fonds diversifiés pour la flexibilité.
  • En phase de consolidation (45-60 ans) : renforcement du PER lors des pics de revenus, sécurisation progressive du PEA, optimisation de l’assurance-vie pour la transmission.
  • À l’approche et pendant la retraite : arbitrages entre sortie en capital et rente sur le PER, conversion partielle du PEA en rente défiscalisée, rachats partiels sur l’assurance-vie après 8 ans dans la limite des abattements.

Il est également possible de compléter ce triptyque par d’autres véhicules patrimoniaux, comme le PEL 2025 et ses bonnes pratiques pour votre stratégie patrimoniale, en fonction de vos projets immobiliers ou de votre besoin de liquidités à court terme.

L’importance d’un conseil indépendant et personnalisé

La mise en place de ce triptyque patrimonial requiert une analyse fine de votre situation : niveau de revenus, tranche marginale d’imposition, horizon de placement, objectifs de transmission, projets de vie… Il n’existe pas de configuration universelle. Chaque patrimoine est unique, et la stratégie doit l’être tout autant.

C’est précisément pour cette raison qu’un accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant prend tout son sens. Sans conflit d’intérêts avec des établissements bancaires ou des assureurs, un CGP indépendant peut sélectionner les meilleurs contrats du marché et ajuster votre stratégie au fil du temps, en fonction de l’évolution de votre situation et de la législation fiscale.

Pour aller plus loin sur les stratégies d’optimisation fiscale complémentaires, notre article sur l’investissement défiscalisé pour réduire l’impôt sans compromettre votre patrimoine vous apportera des pistes concrètes et adaptées à votre profil. Vous pouvez également consulter les ressources pédagogiques mises à disposition par l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui propose des guides pratiques sur les enveloppes d’épargne et les droits des investisseurs.

Conclusion : faites de ce trio gagnant le moteur de votre stratégie patrimoniale

L’assurance-vie, le PEA et le PER constituent un trio gagnant pour structurer son patrimoine de manière cohérente, fiscalement efficace et adaptée à chaque étape de la vie. Utilisés isolément, ces outils sont déjà performants. Combinés intelligemment, ils deviennent un véritable levier de création et de transmission de richesse.

La clé réside dans la personnalisation de la stratégie : définir les bons montants à allouer à chaque enveloppe, choisir les meilleurs contrats disponibles sur le marché, et ajuster le dispositif au fil du temps. Ce travail de précision est au cœur de la mission d’Arvor Patrimoine.

Vous souhaitez construire ou optimiser votre stratégie patrimoniale autour de ces trois enveloppes ? Contactez notre équipe pour un premier échange sans engagement. Nous analyserons votre situation globale et vous proposerons une approche sur mesure, adaptée à vos objectifs et à votre horizon de placement.

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